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Mikis Theodorakis suite

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Principales œuvres jusqu'en 1960 :

  1. Musique de chambre : Trio pour piano, violon, violoncelle ; Sonatine pour piano ; Sonatines n° 1 et 2 pour violon et piano ;

  2. Musique symphonique : La fête d'Assi-Gonia (mouvement symphonique) ; Symphonie n° 1 (Proti Simfonia) ; Suites n° 1, 2 et 3 pour orchestre ; La Vie et la Mort (pour voix et cordes) ; Œdipus Tyrannos (pour cordes) ; Concerto pour piano ;

  3. Musique de ballet : Carnaval grec ; Le Feu aux Poudres ; Les amants de Téruel; Antigone.

 Retour aux racines grecques  :  principales œuvres de cette période :Photo Mikis 002

  1. Cycles de chansons : Archipelagos, Politia A & B, Epiphania (Yorgos Seferis, Prix Nobel en 1963) ; Mauthausen (Yakovos Kabanellis) ; Romiossini (Yánnis Rítsos) ;

  2. Musique pour la scène : The Hostage (Brendan Behan) ; Ballade du frère mort (Theodorakis) ; Maghiki Poli ; I Gitonia ton Angelon (Kabanellis) ;

  3. Musique de film : Electra et Zorba the Greek (Michalis Cacoyannis) ;

  4.  Oratorio : Axion Esti (Odysseas Elytis, Prix Nobel en 1979). link chanté par le choeur Penn ar bed en mai 2007 au Théâtre de Cornouaille et en Août 2009 à Lavrio (Grèce)

 

Sous les colonels

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Sous les colonels

 Le coup d'État du 21 avril 1967 du colonel Georgios Papadopoulos et de ses acolytes oblige Theodorakis à entrer à nouveau en clandestinité d'où il publiera deux jours après le putsch, le premier appel à la résistance.

 Arrêté le 21 août 1967, il est plus tard placé en résidence surveillée à Vrachati, puis banni avec sa famille à Zatouna, un village de montagnes des Arcadies (d'où son cycle de compositions Arcadies I-XI),

déporté au camp de concentration d'Oropos et finalement exilé, à la suite de plusieurs campagnes internationales de solidarité initiées e.a. par Dmitri Chostakovitch, Leonard Bernstein, Arthur Miller ou encore Harry Belafonte.



Principales œuvres sous la dictature :

  1. Cycles de chansons : O Ilios ke o Chronos (Theodorakis) ; Ta Laïka ; Arcadies I-X ; Chansons pour Andreas (Theodorakis) ; Nichta Thanatou (M. Elefteriou) ;

  2. Oratorios : Ephiphania Averoff (Seferis) (chanté par le choeur Penn ar bed en mai 2007 au Théâtre de Cornouaille et en Août 2009 à Lavrio (Grèce) ) État de siège (Marina=Rena Hadjidakis) ; La marche de l'esprit (Angelos Sikelianos) ; Raven (Seferis, d'après E. A. Poe) ;

  3. Musique de film : « Z » (Costa-Gavras).



En exil

 Le 13 avril 1970, Theodorakis arrive à Paris. À la tête du « Front Patriotique », il continue le combat. Il fait la connaissance de Pablo Neruda. Des tournées dans le monde entier avec des milliers de concerts dédiés à la restauration de la démocratie en Grèce, font de lui le symbole vivant de la résistance contre la dictature.

Principales œuvres de l'exil :

 

 

  •  
  1. Cycles de chansons : Lianotragouda (18 Chansons de la Patrie amère, Yánnis Rítsos) ; Ballades (M. Anagnostakis) ;

  2. Oratorio CANTO GENERAL (Pablo Neruda) affiche Canto copie

  3.  Musique de film : The Trojan Women (M. Cacoyannis) ; Serpico (S. Lumet).

 

 

theodorakis 

 

 

 Retour en Grèce / Années récentes

Rentré triomphalement en Grèce, le 24 juillet 1974, Theodorakis est vite à nouveau la cible des attaques, cette fois de la Gauche, parce qu'il plaide pour Constantin Caramanlis et un passage en douceur vers la démocratie, de peur de voir un nouveau coup d'État écraser la frêle fleur de la démocratie renaissance (Caramanlis ou les tanks).

 

En 1980, il s'exile volontairement à Paris, reprend son œuvre symphonique des années 50, la métamorphose en des travaux d'une remarquable force expressive.

Il achève la composition du Canto General qui, à côté de Zorba le Grec et d'Axion Esti, devient l'œuvre qui le rendra mondialement célèbre comme compositeur.

En 1981, Theodorakis est de nouveau élu au Parlement grec comme député. Il abandonne son mandat en 1986 pour se consacrer à son œuvre musicale.

En 1987, son premier opéra, Kostas Karyotakis est créé à Athènes,

en 1988, son ballet Zorba remporte un triomphe dans les Arènes de Vérone. L'œuvre y sera reprise en 1990. Elle est créée également à Varsovie, à Łódź, à Belgrade, à Budapest. À ce jour, plus de 600 représentations ont été données dans le monde entier.

En 1989, Theodorakis appelle de ses vœux une coalition entre le parti de droite en Grèce, Nea Dimokratia, et le parti communiste pour en finir avec les scandales du gouvernement d'Andreas Papandreou et du PASOK.

 

Après les élections d'avril 1990, Mikis entre dans le gouvernement de Constantinos Mitsotakis comme ministre d'État sans portefeuille. Il s'engage tout particulièrement contre les drogues et pour la cause de l'enseignement, de la culture, et, ensemble avec le musicien et chanteur turc Zülfü Livaneli, pour une réconciliation entre les Grecs et les Turcs.

 Il quitte le gouvernement en avril 1992 et assume ensuite pour deux ans la direction générale des chœurs et des orchestres symphoniques de la Radio-Télévision Hellénique. Il a ensuite abandonné la vie publique, tout en continuant à donner des concerts et à diriger ses œuvres.

La mort de son frère Yiannis, en 1996, et de sérieux problèmes respiratoires, en 1997, ont conduit Theodorakis à abandonner pendant plus d'un an toutes ses activités et à léguer les documents de sa vie à la Librairie Lilian Voudouri au Mégaron d'Athènes.

 

Le 5 octobre 1991 son opéra Medea est créé à Bilbao.

En 1992 il écrit, sur demande de Juan Antonio Samaranch, le Canto Olympico pour les Jeux Olympiques de Barcelone.

Son opéra Electra, d'après Euripide, est accueilli triomphalement à Luxembourg par le public de la « Ville Européenne de la Culture 1995 », le 2 mai 1995, dans une réalisation du Teatr Wielki, Poznań (Pologne).

Son opéra Antigone, est créé le 7 octobre 1999 à Athènes.

Ses dernières partitions symphoniques sont une Rhapsodie pour guitare et orchestre (1995) et une autre Rhapsodie pour violoncelle et orchestre (1996).

En 2001, Theodorakis achève la composition d'un opéra comique sur le thème de Lysistrata, d'après Aristophane, créé le 14 avril 2002 à Athènes. Sa dernière partition à ce jour est la musique de scène pour Médée (dédiée à Guy Wagner) à Epidaure.

 

Actuellement, Theodorakis, retiré chez lui, travaille à la compilation de ses musiques et de ses écrits en faisant du populisme. Cela ne l'empêche pas de prendre position sur les événements de l'actualité, comme l'arrestation et le traitement d'Öcalan, les bombardements de Belgrade et de la Serbie(Conflit du Kosovo,(1999), la politique de Sharon contre le peuple palestinien (2002), contre George W. Bush, son gouvernement et son administration et leur Guerre d'Irak (2003).

 

Theodorakis est doctor honoris causa des Universités de Montréal, de Salonique, de Crète. À l'occasion de ses 80 ans, il s'est vu décerner, le 31 juillet 2005, le prix international Saint-André, institué par la fondation du même nom, pour « son héroïsme et son engagement créateur au service de la Patrie, mais aussi ses excellentes œuvres musicales qui chantent la paix entre les peuples, renforcent l'esprit et la conscience nationale de l'homme. » Il est également lauréat du Prix musical international CIM UNESCO 2005 qui lui a été remis le 4 novembre 2005 à Aix-la-Chapelle.

Mikis Théodorakis a reçu le 26 mars 2007 à Athènes les insignes de commandeur de la Légion d’honneur.

 

 

 

photo de MT en direction 

 

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